Je n'ai pas manqué un seul épisode de l'émission "En voilà des manières" diffusée ce mois-ci sur M6. Le thème m'intéressait et j'étais impatient de voir la façon dont il était traité. Pas de grande surprise en matière de télé-réalité bien sûr, le thème même de l'émission étant surtout la trame de fond sur laquelle se tisse la toile télégénique des tensions, joies, déception, espoirs ou conflits que vivent les protagonistes et qui font autant de moments habillement mis en avant par la magie du montage. "En voilà des manières" ne fait pas exception à cet égard. Mais sur ce thème-ci, la télévision s'est posée cependant peut être encore un peu plus en substitut de Dieu (qui sauve, choisit, élit) du fait , simplement, que les manières ont à voir avec la morale dont elles sont, pour une part, le pendant en miniature.
Dans le rôle des brebis égarées, donc, nous avions 8 jeunes filles fâchées avec le savoir-vivre et, dans le rôle des apôtres de la bonnes parole, 3 éducateurs principaux : Cyrille Boulay (bonnes manières), Claudine Robert (démarche, maintien...) et Robert Levaillant (le directeur).
Concernant les 8 jeunes filles, aucune surprise : casting représentatif de la jeunesse populaire d'aujourd'hui, "adulescentes" revêches aux contraintes de la vie, pétries de droits mais de peu de devoirs, à fort potentiel de sympathie pour la plupart néanmoins.
Ma curiosité portait évidemment plus sur les éducateurs, sur le "corps professoral", pour reprendre les termes du dossier de presse de l'émission. Si j'avais été mauvais esprit j'aurais pu me dire d'emblée : "Claudine Robert...Cyrille Boulay...Robert Levaillant...ça fait quand-même beaucoup de Robert !". Un tiers. Brave garçon que je suis, il m'aura fallu regarder l'émission pour me dire que oui, 33,33333333...% de Robert, c'était vraiment trop.
Quand la mauvaise éducation n'est pas que là où l'on croit.
La mauvaise éducation, en tailleur ou en costume, est moins tape-à-l'oeil qu'en jean taille basse ou en jogging, Nous pouvons au moins remercier M6 d'en donner une belle illustration à ceux qui n'auraient pas été au courant.
Pour autant, quelle mauvaise éducation est la moins pardonnable et la plus risible? Comment ne pas accorder son indulgence à de jeunes gens dont la malchance a été de ne pas bénéficier d'un environnement social favorable? Comment à l'inverse ne pas se gausser du vernis social endimanché, de celui qui prétend en outre se faire le chantre de la bonne éducation?
Car c'est bien de cela dont il s'agit. Les exemples son nombreux. On ne compte pas les erreurs de français de nos éducateurs en goguette : "Il faut vous habituer de...", "Il faut vous arranger à ce que...", "Les réflexions que j'ai fait..." etc. Sans compter la déplorable habitude de Claudine Robert de garder la bouche ouverte après avoir parlé, ou Cyrille Boulay prononçant "challenge" toutes les deux minutes...Et j'en passe.
A une période qui semble plébisciter le retour aux valeurs de la politesse et de la courtoisie, on regrette ce traitement par le bas. Sans vraie pédagogie, malmenées par des éducateurs de pacotille, dépouillées de sens, les bonnes manières sont bien les perdantes de l'histoire. Dommage.
J'ai acheté il y a trois ans au BHV un cadre dont je n'ai jamais rien fait. J'ai eu l'idée hier de l'utiliser pour une composition très simple. J'ai enduit uniformément une toile de peinture couleur "or", comme on en trouve dans n'importe quel magasin de peinture ou de bricolage, j'ai ensuite collé dessus, au centre, le fond d'une boîte de chocolats Vorlhona. Son entourage est tout noir, pas besoin de le peindre, et l'intérieur est doré. J'ai placé la toile dans le cadre que j'ai accroché sur un mur étroit dans 'un angle un peu sombre, mais au dessus d'une petite lampe. Cela donne un très bel effet, très "art contemporain". Je vais aussi conserver le couvercle avec une idée derrière la tête : une fois retravaillé, par exemple avec un collage, celui-ci pourra être replacé sur la boîte, modifiant complètement l'aspect de l'assemblage.